Sous les étoiles.*

Un peu comme cendrillon.

18 mai 2008

Le jour ou.*

Fleur c’était une gamine pas très bavarde qu’les gens disaient. Dans ses yeux y’avait un truc, quelque chose de pas normal qui effrayait. Elle parlait rarement, se contentait d’observer, d’écouter, de transformer les choses avec ses yeux d’enfants. C’est la timidité ils disaient, celles des enfants qui ont un peu trop peur des grands, celle qui empêche de dire bonjour, d’être poli comme les autres, celle qui passera. C'est vrai qu'elle avait peu d'eux , ceux qui nous apprennent des choses, ces choses essentielles de la vie, qu’on doit apprendre parce que c’est ainsi. On doit les écouter les grands, ils savent beaucoup plus de choses que les petits, c’est maman qui l’a dit. Mais ils l’effraient, elle tourne la tête, ne dit pas bonjour, se cache, ne répond pas aux questions, depuis « toujours » maman a encore dit. Elle avait un peu honte cela dit, de ce comportement d’enfants sauvage, pas éduqué ainsi. C’était pas tout les grands qui lui faisaient peur à fleur hein, c’était surtout les hommes. Leur regard. Déstabilisant, qu’elle pensait. Elle ne voulait plus l’affronter, celui qui transperce, qui découvre, qui tue, qui abîme, et une petite fille c’est pas abîmé. Ca écoute, ça fait ce qu’ils disent, ça pense faire bien. C’est ce qu’elle croyait faire après tout. Ce regard. Celui après lequel elle n’a plus jamais été la même. Si l’on est quelqu’un a 6 ans. Si seulement il n’y’avait eu qu’le regard. Avec du recul elle ce dit aurait pu courir, elle aurai pu crier, mais c’était pas ça qu’elle était sensé faire, c’est que fleur elle pensait bien faire. Non, elle devait rien dire, subir. Mais c’est normal alors. Fleur c’est pas seulement sa voix qu’elle a perdu ce jour la. Une sorte de passage brutal de l’enfant innocent, à celui d’adulte. Eux. Pas étonnant qu’elle voulait disparaître, apprendre, écouter continuer de vivre pour devenir elle-même un jour une « grande », dans ce monde à l’odeur si infect, non merci.

Malgré son jeune age elle voulait déjà mourir, elle l’avait jamais dit, puisqu’elle ne parlait jamais, ou rarement. Se faire toute petite, recroquevillé, se faire oublier, pourtant c’était pas gagné, elle se faisait remarqué. Physiquement, ses mots eux ne sortaient que de temps en temps on le savait.  

 
Fleur elle parle d’elle à la troisième personne, c’est impoli elle a très bien appris la leçon, mais elle est obligé, parce que tout ça c’est loin, c’est comme un morceau d’elle qui ne lui appartiens plus, une autre. Alors elle tente de ne plus s’en rappeler, de vivre avec. Avec force ou encore mépris, le truc qui gratte dans son ventre c’est un peu lui.

 

Infect, repoussant, a vomir.

 

 vomir…

Posté par souillon à 22:34 - Brouillon. Celui de ma tête. - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Pfiou, il me tarde à venir blablater virtuellement avec toi... Tres bien écrit, mais bon, tu fais peut etre comme moi partie de ceux qui n'aiment pas les complimnts, alors je n'ajouterais rien

    (Le bac bientot, les entretiens en plein dedans, mais bientot, bientot, la porte msnienne sera grande ouverte)

    Du BisOow.

    Posté par Margot, 21 mai 2008 à 18:53

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